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Claudine BERNIER

Fiche fondée sur un dossier rédigé par Roger FOULON
Dossier L : n°52, fascicule1

Claudine BERNIER
Poète, essayiste.

Claudine BERNIER

Informations générales

Belgique BEL
Né(e) le 12/08/1935

Biographie

La poésie entoure le berceau de Claudine Bernier. Son père est le poète Armand Bernier qui rassemblera le meilleur de son oeuvre sous un titre révélateur, Le monde transparent (1956). Son parrain est Auguste Marin, le poète à l'âme de cristal qui mourra tragiquement à la guerre, sur la Lys, en mai 1940.

Dès l'âge de quatre ans, Claudine Bernier compose des poèmes et dessine. On publiera d'elle, en 1949, sous le titre Poèmes de mes six ans, quelques pages datant de 1939 à 1942 et deux aquarelles peintes en 1941.

Après ses études, elle revient à la poésie, mais, de 1962 à 1995, elle ne publie que cinq recueils. Ils seront abondamment laurés. Dans ces livres, Claudine Bernier se souvient des rythmes dont fut bercée son enfance. Elle conserve dans sa mémoire la survivance des mythologies étudiées et aimées. Ses célébrations prennent souvent pour thèmes la mer, la forêt, le vent, la nuit, la lumière. Elle essaie d'unir en une seule approche passé et futur et les fait converger d'un même mouvement vers un bonheur fragile toujours menacé et rarement atteint. Cette poésie-symbole forme un chant orchestré avec bonheur, ponctué ou non de rimes et relancé parfois à l'aide d'amples alexandrins polis avec science et patience :

"Ma soeur que l'on dit morte et qui n'est qu'endormie,

Si tendrement lovée aux confins de moi-même,

Ma sirène aux yeux clos, chaque soir plus dolente..."

Une vie toute simple.

Claudine Bernier est née à Berchem-Sainte-Agathe (Bruxelles), le 12 août 1935. Le renom de son père et de son parrain, ainsi que sa précocité à l'écriture lui vaudront des articles chaleureux et des lettres enthousiastes de grands écrivains français comme Jules Supervielle et Marcel Arland. Dès le premier contact avec l'école primaire et jusqu'à la fin de ses études universitaires, elle paraît avoir délaissé le pinceau et la plume. Elle fait des études de philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. Elle est d'abord professeur de français au Lycée de La Louvière (Hainaut), au Lycée de Forest (Bruxelles), puis à l'Athénée royal André Thomas où elle enseigne, principalement la poésie, jusqu'en 1989. Son premier recueil, Les bûchers sur la mer paraît en 1962.

Elle collabore assez irrégulièrement à de nombreuses revues : Marginale, Le Thyrse, L'Arche, La Revue Nationale, Le GRIL, La pensée Wallonne, La Revue Générale, etc. Claudine Bernier a beaucoup voyagé. Elle a visité tous les pays d'Europe (à l'exception de la Finlande, l'Islande et l'Albanie), ainsi que la Turquie, la Syrie, le Liban et la Tunisie.

A consulter :

  • FRICKX, R. et TROUSSON, R., Lettres françaises de Belgique, Dictionnaire des oeuvres, II. La poésie, Paris-Gembloux, éd. Duculot, 1988.
  • FRICKX, R. etJOIRET, M., La poésie française de Belgique de 1880 à nos jours, Paris-Bruxelles, éd. Nathan et Labor, 1977.

Bibliographie

Poésie :

  • Poèmes de mes six ans, Bruxelles, éd. du Trèfle à quatre feuilles, 1949, avec deux dessins de l'auteur, un poème liminaire de Georges Marlow et une préface de son père.
  • Les bûchers sur la mer, Bruxelles, Les Cahiers du Nord, 1962, avec une préface d'Angèle Vannier et deux dessins de l'auteur. Grand Prix de la ville de Ouistreham-Riva Bella.
  • Les noces du vent, Paris, éd. Debresse, 1970, avec une préface de Franz Hellens. Grand Prix de l'Académie poétique de Provence 1970 (Prix du troubadour Blacas d'Aulps). Ce recueil reprend douze poèmes des Bûchers sur la mer.
  • Toute l'âme du ciel, Bruxelles, éd. André De Rache, 1972, avec deux dessins de Jacques Dormont. Prix Alfred Droin 1972 de la Société des Gens de Lettres de France, Prix Jean-Christophe 1973 de la Société des Poètes français, Prix Charles Van Lerberghe 1974.
  • Comme la rose sur la croix, Ottignies-Louvain-La-Neuve, éd. J. Dieu-Brichart, 1983, avec deux dessins de Jacques Dormont. Prix Marguerite Van de Wiele 1987 de la Fondation Charles Plisnier.
  • Le feu de la roue, Ottignies-Louvain-La-Neuve, éd. J. Dieu-Brichart, 1995, avec un dessin hors texte de Jacques Dormont.

Prose :

  • Trois mondes transparents, (Auguste Marin, Armand Bernier, Maurice Carême), Bruxelles, éd. Le Thyrse, 1986.
  • Du langage de l'écume au souvenir du feu : Raymond-Jean Lenoble, La Revue Générale, 1992.

  • Louis Daubier, poète de la transparence, La Revue Générale, 1993.

  • Auguste Marin ou il ne faut pas laisser mourir les poètes, La Revue Générale, 1994.

  • Dieu, l'arbre et l'oiseau : trois thèmes d'Armand Bernier, La Revue Générale, 1994.

  • Marie Noël ou l'âme en peine, La Revue Générale, 995.

  • Deux poètes du monde intérieur : Charles Van Lerberghe et Fernand Séverin, La Revue Générale, 1995.

Prix obtenus

Collaborations :

  • Marginale
  • Le Thyrse
  • L'Arche
  • La Revue Nationale
  • Le GRIL
  • La pensée Wallonne
  • La Revue Générale
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